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Abstract
Les coronavirus humains se regroupent en deux souches sérotypiques, 229E et OC43, et causent des maladies respiratoires(Myint, 1994), gastro-intestinales (Resta et al., 1985), et ont été associés à des myocardites (Riski and Hovi, 1980). Plusieurs observations suggérent que les coronavirus humains pourraient aussi être neurotropes. Des particules coronavirales furent observées dans des échantillons provenant de cerveaux de patients atteints de sclérose en plaques (Tanaka et al.. 1976). Des taux d'anticorps anticoronavirus humains élevés ont aussi été trouvés dans le liquide céphalo-rachidien de patients atteints de sclérose en plaques, ce qui suggère une implication possible de ce virus dans l'étiologie de la maladie (Salmi et al., 1982). Deux souches de coronavirus ont été isolées a partir d'échantillons provenant du cerveau de patient atteints de sclérose en plaques (Burks et al., 1980) et l'inoculation intracérebrale de ces virus à des primates a provoqué une maladie démyélinisante (Murray et al.. 1992). En plus, le génome du coronavirus humain 229E (HCV-229E) a été amplifié à partir d'échantillons de patients atteints de sclérose en plaque mais pas de témoins (Stewart et al .. 1992).
Ces études sont en accord avec l'hypothèse que les coronavirus humains pourraient être impliqués dans l'étiologie de maladies neurologiques comme la sclérose en plaques. Par contre, le neurotropisme comme tel n' a pas été prouvé jusqu'à date. Des études avec des lignées continues ont démontré que les coronavirus humains peuvent infecter des cellules nerveuses murines et humaines, et que l'infection est productive (Pearson and Mims, 1985; Talbot et al., 1994; Talbot, communication personnelle). Toutefois, ces lignées cellulaires étant immortalisées, il est possible que leur infection ne reflète pas correctement le contexte naturel. Le but du projet de maîtrise était, donc de déterminer l'infectabilité des cellules nerveuses humaines en culture primaire par les coronavirus humains 229E et OC43, une étape importante dans la démonstration du neurotropisme des coronavirus humains, les cultures primaires se rapprochant le plus de la situation in vivo.
Pour détecter les :11Higènes vitaux exprimés dans les cellules infectées, nous avons utilisé la méthode d'immunofluorescence indirecte. Pour dé tee ter les antigènes produits par HCV -229E, nous avons utilisé 1 'anticorps monoclonal 5-11 H.6 et un anticorps polyclonal de lapin, les deux dirigés contre 229E. Nous n'avons pas pu détecter la présence d'antigènes viraux, 111 clans les cellules humaines neuronales et astrocytaires foetales, ni clans les microglies, oligodendrocytes ou astrocytes adultes humains. Pour détecter les antigènes d'HCV-OC43, nous avons utilisé 1 'anticorps monoclonal 4-Ell.3 anti-HEV et un anticorps polyclonal cie cobaye anti-OC43. Ce dernier anticorps fut produit expressément pour les expériences présentées ici. Des antigènes de HCV -OC43 ont été détectés dans des cellules humaines astrocytaires foetales, microglies et astrocytes adultes, mais n'ont pas été détectés dans les neurones foetaux m dans les oligodendrocytes adultes.
Étant donné les résultats négatifs en immunofluorescence dans le cas de HCV-229E, nous avons utilisé une technique beaucoup plus sensible, le RT -PCR/Southern blotti ng, qui permet de détecter 1 'ARN viral dans des cellules infectées. Avec cette technique, nous avons pu détecter l' ARN de 229E dans des cellules humaines astrocytaires foetales, microglies adultes et dans un mélange d' oligodendrocytes et astrocytes adultes. Les échantillons de neurones étant très difficiles à obtenir, ils n'ont pas pu être testés avec cette technique.





