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Flavien Berger, chanteur à fleur d'émotionsLe Monde.frImprégné de jeu vidéo, d'art conceptuel et d'électro, Flavien Berger est une des figures de la jeune pop francophone. Après « Léviathan », l'artiste explore les méandres du temps dans son deuxième album, « Contre-Temps », qui sort le 28 septembre.Les machines et les bricolages autarciques du home studio ont remplacé les guitares du rock'n'roll dans le cur des étudiants en art tentés par la pop. Au croisement du design contemporain et des jeux vidéo, de l'installation conceptuelle et de l'électro, de la poésie numérique et de la chanson, Flavien Berger incarne ce glissement progressif du plaisir musical. Diplômé de l'Ecole nationale supérieure de création industrielle (Ensci), ce jeune trentenaire, qui enseigna la vidéo et le son à l'Atelier de Sèvres (établissement préparatoire aux écoles supérieures d'art et d'animation), se consacre désormais à plein-temps à une pop francophone d'une envoûtante singularité.Après un premier album, Léviathan (2015), qui se définissait comme une odyssée sous-marine, le Parisien, émigré à Bruxelles, a gardé le réflexe d'une esthétique guidée par un concept dans Contre-Temps. Ce second opus, qui paraîtra le 28 septembre, tournoie au rythme mystérieux de la chronotique. « Je me suis inspiré d'un mémoire que j'avais écrit à l'Ensci sur le voyage dans le temps, explique le jeune homme. A l'époque, je partais de l'analyse du tableau Geochronmechane : The Time Machine From the Earth, de Paul Laffoley [1935-2015], un artiste américain atteint du syndrome d'Asperger, qui avait peint les plans d'une machine à remonter le temps. » « C'était une façon d'agripper le moment présent, en comprenant tout ce qu'il y a en creux de vécu pour en arriver là. Souvenirs et projets ne sont alors qu'une seule et même chose, comme dans un instant figé. » Appliquant une méthodologie proche de celle de Léviathan, Flavien Berger a aussi consigné dans un gros carnet, désigné comme son « herbier à mots », les expressions, idées et vocabulaire qu'il a petit à petit « fait fleurir » autour du thème du temps qui passe. Dans ce corpus et ce codex, le chanteur dit avoir trouvé une matière romanesque et philosophique apte à nourrir les musiques et textes de ses nouvelles chansons. « C'était une façon d'agripper le moment présent, en comprenant tout ce qu'il y a en creux de vécu pour en arriver là, insiste-t-il. Souvenirs et projets ne sont alors qu'une seule et même chose, comme dans un instant figé. » Son visage rond, encadré de longs cheveux châtains, s'illumine d'un regard bleu et d'un sourire habité dont on ne sait pas toujours s'il fait le tri entre humour et ésotérisme.Si Flavien Berger dit avoir eu l'impression de « se lover dans le cur de l'ouroboros » ce serpent ou dragon qui se mord la queue, symbolisant un cycle d'évolution se refermant sur lui-même , cet artiste haut perché sait aussi chanter à hauteur d'homme. Qu'elles sautillent comme des puces, dignes du groupe électro Kraftwerk (Deadline, Maddy la nuit) ou s'alanguissent du côté de l'onirisme d'un Christophe (Hyper Horloge) ou de la fausse naïveté d'un Katerine (Pamplemousse), ses chansons restent en effet le fruit d'un artisanat domestique. « Elles ont été enregistrées, à Bruxelles, sous les toits et sur la moquette d'une chambre-studio », décrit celui qui s'initia, sur le tard, au bricolage musical par le biais d'un jeu vidéo (Music 2000 sur PlayStation). « A fleur d'émotions et de sentiments » Quelques touches aqueuses et psychédéliques rappellent que celui qui collabora récemment avec Etienne Daho, Moodoïd ou Etienne Jaumet, continue aussi d'officier avec le collectif Sin, créé à la fin de ses études avec des amis d'écoles d'art, pour des projets parallèles à ses créations pop. Parmi les dernières expériences de ces « chercheurs de failles » traquant le « potentiel sauvage des technologies », un concert à la Philharmonie de Paris, donné avec des Dreamachines (inspirées de l'invention du poète britanno-canadien Brion Gysin et du scientifique britannique Ian Sommerville), transformait en sons et images des ondes télévisuelles et des vibrations aquatiques. « Il y a des moments de vie implacables qui se retrouvent dans les morceaux. Mais aussi des choses qu'on a écrites qui font irruption dans notre quotidien, et avec lesquelles on est ensuite obligé de vivre. » Enrichi par ces projets expérimentaux, Contre-Temps s'humanise aussi en intégrant dans ses musiques des bruits du quotidien (de radiateur, de cuisine), archivés à dessein dans une banque de sons, équivalent sonore de son « herbier à mots ». « J'aime bien ce bâillement entre ce qui est raconté dans la chanson et ce qu'on entend de manière plus concrète dans les sons », explique ce fan de hip-hop, marqué par les albums-films du rappeur Kendrick Lamar (en particulier Good Kid, M.A.A.D. City), intégrant souvent des extraits de la vie intime.Un souci de proximité qui fait aussi le charme d'un chant s'approchant doucement de notre oreille. « Je voulais faire un disque qui joue sur de petites cordes sensibles, sans besoin de grands éclats pour toucher. » Une esthétique vocale qui rappelle la tendre légèreté d'un Mathieu Boogaerts. Pas un hasard. « J'ai des rendez-vous réguliers avec sa musique. J'aime la simplicité de ses mots, sa manière à la fois discrète et très présente de poser sa voix », reconnaît Berger à propos du chanteur lunaire.Moins marquée par le surréalisme que Léviathan, l'écriture de Flavien Berger tisse des métaphores plus accessibles de l'aventure amoureuse et artistique. « Un peu plus de minutes avant l'après/Au matin j'ai le visage griffé/T'as zoomé dans mes plaies une fois encore/Tu vois mon épiderme c'est la vallée de la mort », murmure-t-il ainsi avec une fausse indolence dans l'entêtant Brutalisme. Le chanteur arty distille ce qu'il faut de frissons. « Je voulais cette fois être à fleur d'émotions et de sentiments », revendique-t-il.Au point de voir son vécu imprégner ses textes. Et inversement. « Il y a des moments de vie implacables qui se retrouvent dans les morceaux. Mais aussi des choses qu'on a écrites qui font irruption dans notre quotidien, et avec lesquelles on est ensuite obligé de vivre », analyse à vif celui qui chante, dans Castlemaure : « J'ai dit des choses que je pensais pas/Accélérant ma mise à mort. » Il reconnaît être aujourd'hui déboussolé par une crise sentimentale. Avant de partir en tournée, il s'essaie au puzzle « une photo de David Hamilton, en 1 500 pièces ». Pas facile. « Mais ça permet de recoller les morceaux. »« Contre-Temps », de Flavien Berger, Pan European Recording. En concert le 22 septembre, au festival Levitation, à Angers ; le 12 octobre, au festival Electroni [k]/Maintenant, à Rennes ; le 13, à Brest ; le 19, à Strasbourg ; le 20, à Metz ; le 8 novembre, à Feyzin ; le 9, à Clermont-Ferrand ; le 10, à Montpellier ; le 15, à Roubaix ; le 19, à l'Olympia, à Paris ; le 30, à Bordeaux ; le 1er décembre, à Biarritz ; le 14, à La Rochelle ; le 15, à Poitiers.
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